Serge Dal Busco
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Divers

C’est décidé: je me représente!

Le 13 mars 2011 aura lieu l’élection du Conseil municipal de Bernex, l’organe délibératif de la commune.

Cinq semaines plus tard, le 17 avril 2011, c’est le Conseil administratif (l’Exécutif) qui sera choisi par la population bernésienne.

Après huit années passées à l’Exécutif, dont quatre en tant que maire, j’ai décidé après une mûre réflexion de me représenter pour un troisième et dernier mandat, avec une motivation encore renforcée !

Voici pourquoi:

• Parce que, dans un proche avenir, Bernex va devoir faire face à de grands défis, avec l’arrivée du tram et le développement qui l’accompagnera immanquablement.

• Parce que je me suis engagé, auprès des habitant(e)s de Bernex, à veiller à ce que ces évolutions ne se fassent pas au détriment de notre qualité de vie.

• Parce que je suis confiant en l’avenir et parce que Bernex a de belles opportunités à saisir, comme créer des emplois, construire des logements et réaménager la rue de Bernex en concertation avec les habitants.

• Parce que je souhaite poursuivre la politique environnementale et énergétique que j’ai mise en place.

• Parce que je suis entouré par des candidates et des candidats PDC fantastiques !

• Parce qu’ils m’apportent tout leur soutien et méritent pleinement que vous leur accordiez le vôtre !


Démocratie participative

Notre commune pratique, depuis plusieurs années déjà, une politique que l’on appelle  participative. C’est de cette manière qu’a été élaboré notre Agenda 21, grâce au travail de plusieurs dizainesde Bernésiens au sein des Ateliers du Futur. De nombreuses actions concrètes ont ainsi été proposées, et pour beaucoup déjà réalisées, sans qu’elles n’émanent des autorités élues que sont le Conseil municipal et le Conseil administratif.

Le grand succès rencontré montre que les citoyens sont intéressés par cette forme d’engagement qui permet de participer activement à la « chose publique » sans être membre d’un parti et sans devoir être élu à une fonction politique.

C’est une excellente chose, assurément, que je considère comme très complémentaire du travail des élus, qu’ils soient Conseillers municipaux ou membres de l’Exécutif.

Avec 7 sièges sur 23, les Démocrates-Chrétiens de Bernex constituent le plus grand groupe du Conseil municipal. Ce sont des femmes et des hommes très impliqués dans la vie communale et qui ont à coeur que les besoins des habitants soient pris en compte. C’est dire qu’ils sont, avec moi, vos interlocuteurs privilégiés pour écouter vos demandes et pour résoudre les problèmes qui se posent, que ce soit ceux de la vie quotidienne ou ceux concernant le futur de notre commune.

N’hésitez donc pas à faire appel à elles et à eux, ainsi qu’à moi-même. Nous sommes là pour cela.


Ecouter, expliquer et agir !

De nombreux commentaires lus et entendus à l’issue de l’élection au Grand Conseil de cet automne ont  évoqué un « décalage » entre ce que ressent la population face à certaines problématiques et la manière  avec laquelle les autorités les résolvent. Ou tentent de les résoudre.

Désemparés,  exaspérés, voire parfois désespérés, de nombreux citoyens ont choisi de voter pour ceux qui proposent des solutions simplistes, réductrices et pour la plupart irréalistes.

En tant que magistrat communal, conscient que certains problèmes aigus ne se règlent pas en 45 jours, à coup de fanfaronnades, je ne peux adhérer à ce point de vue, mais je peux sincèrement comprendre qu’on puisse y trouver un intérêt.

A Bernex, tout n’est pas parfait, c’est certain, mais ce n’est rien en comparaison de ce qui est vécu en d’autres lieux du canton. Les principaux problèmes se situent, nous en sommes bien conscients, dans le domaine du trafic et de la sécurité sur la route, ainsi que dans celui des déprédations et des incivilités que l’on constate à certains endroits. Malgré les nombreux efforts apportés dans ces domaines, il reste des améliorations à faire.

Malgré le fait qu’elles consacrent actuellement beaucoup d’énergie à préparer le Bernex du futur, je peux vous assurer que l’ensemble des autorités, Conseil municipal et Conseil administratif, sont très sensibles aux préoccupations quotidiennes des habitants.

Plusieurs projets et réflexions sont actuellement en cours. Ils concernent par exemple le réaménagement et la sécurisation de la rue de Bernex, non seulement à l’arrivée du tram et lorsque les trolleybus n’y circuleront plus, mais bien avant grâce à des mesures provisoires.

« Ecouter, expliquer et agir », c’est de cette manière que ça se passe à Bernex ! Les nombreuses rencontres que nous organisons, tels les forums de quartier et les présentations publiques (plan directeur communal et Agenda 21), sont là pour que nous puissions écouter et expliquer !

Agir, c’est ce qu’on fait ensuite, en veillant au respect de l’intérêt général.

Au terme d’une année qui s’est révélée difficile pour beaucoup, je vous souhaite une période des Fêtes joyeuse et ressourçante.

Que 2010 soit empreinte de belles et bonnes choses, pour chacune et chacun.


Penser le futur et gérer le quotidien

Etre un ou une élu(e) à Bernex, en 2009, constitue une activité fascinante. Et le contraste avec la législature précédente est saisissant. Il s’agissait alors de trouver des solutions à des problèmes qui se posaient ou dont on était sûr qu’ils allaient se poser.

Je citerai par exemple la question d’inondations dans le Bas-Lully, en passe d’être résolue

On pourrait également y placer la problématique énergétique dans laquelle la commune de Bernex s’est lancée avec conviction jusqu’à obtenir le label «Cité de l’Energie ».

C’est bien sûr toujours le cas aujourd’hui, avec des problématiques récurrentes pour lesquelles il faut faire preuve de créativité et d’engagement quotidiens. On peut par exemple citer les lancinantes questions de la sécurité sur la route, du trafic, du manque de locaux pour des activités associatives, des incivilités et de la dégradation du cadre de vie.

Ce qui fait la particularité de la vie politique à Bernex, depuis deux ans, c’est la coexistence de ce quotidien avec un futur  nt les contours sont en train d’être dessinés maintenant. C’est compliqué, c’est ardu, c’est une lourde responsabilité pour chaque élu-e bernésien-ne.

Tram, pôle technologique, logements, projet d’agglomération. Tout cela nous vient de « plus haut », à savoir savoir le canton et la région.

Cela peut donner le vertige, mais il faut rester serein. Réfléchir à notre avenir, le préparer, tout en gérant notre quotidien et les attentes concrètes de nos concitoyens. La vie continue, en somme, et ne doit pas se voir bouleversée plus que de raison.

Compte tenu des compétences respectives du canton et des communes, le destin de la commune de Bernex risque bien de se jouer au niveau cantonal. C’est pour cela que j’ai décidé d’être candidat aux élections au Grand Conseil de cet automne.

 


Collaboration intercommunale : la nécessité d’une gouvernance équitable

Les communes genevoises se regroupent souvent, et de plus en plus, pour accomplir des tâches au profit de leur population dans la plupart des domaines relevant de la compétence communale. C’est très positif et c’est incontestablement la voie à suivre.

C’est le cas, par exemple sur un plan local, lorsqu’il s’agit d’exploiter un équipement sportif ou un office d’état civil, ou de manière très uniforme sur tout le canton comme pour les activités parascolaires.

L’un des plus anciens exemples « d’intercommunalité » est celui du Service d’incendie et de Secours de la Ville de Genève (SIS) qui est appelé à intervenir sur l’ensemble du territoire cantonal, à l’exception de Céligny, enclave en terre vaudoise, qui voit ce service effectué par la ville de Nyon.

J’ai fait ici usage des guillemets car il ne s’agit en réalité pas d’une véritable collaboration intercommunale. En effet, la véritable « intercommunalité » doit répondre à deux conditions indispensables : le co-financement et la co-gestion.

S’agissant du SIS, on doit admettre que la première de ces conditions est remplie. Pas la seconde. Cela génère un déséquilibre qui est perçu de manière de plus en plus gênante au sein des communes genevoises. Voici pourquoi.

Depuis de très nombreuses années, les communes bénéficiant des services du SIS paient une contribution à la Ville qui couvre une part très importante du budget de fonctionnement du SIS. En 2008, le montant payé a été de près de 11 millions. Il équivaut à environ 37 % du budget du service, une proportion semblable à celle des interventions effectuées par le SIS à l’extérieur du territoire de la Ville. Le budget et la quote-part correspondante, établie sur la base d’un montant fixe par habitant, sont fixés chaque année d’entente entre la Ville et les autres communes. Ils font l’objet d’une décision prise en assemblée générale de l’ACG.

Au-delà de cette décision, la marge de manœuvre des communes est inexistante. Le SIS est un service de la Ville, obéissant pleinement à ses règles de fonctionnement, notamment en matière de gestion du personnel. Les autres communes ne disposent donc d’aucune prérogative en matière de gouvernance et cela risque de poser quelques problèmes à l’avenir.

On doit toutefois saluer l’état d’esprit positif du magistrat en charge, Pierre Maudet, qui tranche singulièrement avec celui de son prédécesseur en se montrant beaucoup plus ouvert.

Le malaise provient d’une nouvelle répartition des tâches, appelée « concept pompiers XXI »,  entre les pompiers professionnels du SIS et les compagnies de sapeurs-pompiers communales constituées de volontaires. Ce concept a été généralisé à l’ensemble du canton depuis près de deux ans.

Son but, c’est tout à fait louable, est de déléguer aux pompiers locaux les interventions qui ne sont pas de première urgence ou ne nécessitent pas l’engagement de moyens importants. Pour les communes, cela a eu des conséquences organisationnelles et financières importantes puisqu’il a fallu adapter la formation  et l’équipement des compagnies communales de sapeurs-pompiers volontaires, en renforçant au passage, ce qui est appréciable, la collaboration entre communes, notamment en ce qui concerne l’organisation de services de piquet.

Les statistiques montrent que l’objectif initial, à savoir décharger sensiblement les professionnels du SIS, a été atteint. De plus, les nouvelles tâches accomplies prioritairement par les pompiers volontaires semblent avoir encore augmenté la motivation de ceux-ci.

C’est pour moi l’occasion de saluer ici l’engagement de ces femmes et de ces hommes qui veillent sur notre sécurité en acceptant de sacrifier une part importante de leurs loisirs et  de leur vie de famille. Les membres du corps professionnel du SIS méritent tout autant notre reconnaissance pour le engagement et leur compétences sans failles. La complémentarité entre sapeurs-pompiers volontaires et professionnels est garante d’un haut niveau de sécurité dont nous pouvons vraiment être fiers.

Dans un avenir proche, les choses risquent toutefois de se compliquer un peu pour des questions financières et, par conséquent, politiques.

Si la nouvelle organisation a conduit à une diminution des interventions du SIS hors du territoire de la Ville, les contributions payées à cette dernière par les autres communes ne vont pas suivre le même chemin. Nombre d’entre elles trouvent cela anormal et on peut les comprendre.

Sur un plan strictement comptable, cette réalité peut s’expliquer assez facilement. Mais le problème provient du fait que le SIS est géré par la seule Ville de Genève et que les autres communes n’ont aucune possibilité d’y participer concrètement, si ce n’est en payant docilement les factures qu’elles reçoivent.

 Dans un avenir assez proche,  il faudra fondamentalement changer ce mode de faire.

J’ai voulu évoquer cet exemple emblématique pour parler d’une problématique plus générale. Les communes genevoises, dont fait intimement partie la Ville, sont condamnées à collaborer  toujours plus intensément.

Cela passe obligatoirement  non seulement par une juste répartition du financement des prestations, mais également par la mise en place d’une gouvernance équitable permettant à chaque commune de faire entendre sa voix.


Places de crèches: pour en finir avec la pénurie

La petite enfance, en général, et l’offre en  places dans les crèches, en particulier, sont largement débattues au sein des communes genevoises.

En tant que président de l’ACG, j’ai maintes fois eu l’occasion de constater que la situation que je connais dans ma commune de Bernex est très largement reproduite à l’échelle du canton.

 Que peut-t-on remarquer?

-          Que, de manière globale, cela ne surprendra personne, la demande en place de crèches dépasse largement l’offre ;

-          Que la demande et l’offre sont inégalement réparties à l’échelle du canton ;

-          Que la nécessité des crèches n’est plus vraiment contestée sur le principe, comme c’était encore le cas dans un passé assez récent, et qu’au contraire le front du soutien semble encore s’élargir, notamment dans les milieux économiques ;

-          Que  le coût d’une place de crèche est très élevé (en moyenne Fr. 30’000 par année) ;

-          Que la plus grande part de ce coût (Fr. 20’000 en moyenne) est assuré par la commune concernée ;

-          Que ces coûts élevés sont dus à des exigences qui le sont également, notamment en ce qui concerne les qualifications requises pour le personnel et les taux d’encadrement ;

-          Qu’en raison de ces exigences élevées, il n’y a actuellement pas suffisamment de personnel qualifié sur le marché.

S’agissant de ces deux derniers points, plusieurs propositions sont actuellement à l’étude au Grand Conseil, l’une émanant notamment de notre parti, visant à modérer ces coûts sans altérer bien sûr la qualité de la prestation.

On ne peut que soutenir ces efforts  tant la question financière et le manque de personnel sont un obstacle  à la création de places de crèche dans les communes, en partie dans celles où les besoins s’en font le plus sentir.

Une piste complémentaire pour améliorer la situation fait partie intégrante du projet de nouvelle péréquation intercommunale élaboré par l’ACG et qui devrait être prochainement voté par le Grand Conseil.

Très concrètement, elle permettra de faire prendre en charge un tiers des coûts de fonctionnement (Fr. 10’000 par place et par an) par un fond alimenté par l’ensemble des communes, en tenant compte de leur capacité financière respective et du nombre de places qu’elles financent déjà.

Ainsi, une commune aisée et qui ne dispose pas ou de peu de places de crèche paiera une contribution très élevée.

Il s’agit là, à n’en point douter, d’un système qui ira dans le sens recherché : créer plus de places !

C’est pragmatique, incitatif et ce sera donc efficace. Tout le contraire de l’initiative lancée récemment par la gauche, année électorale oblige, dont le caractère pour le moins rigide ne laisse rien augurer de bon.


Quelles missions pour nos agents de sécurité municipaux ?

Parmi les dossiers concernant directement les communes, sur lesquels le Grand Conseil sera appelé prochainement à se prononcer, le projet de loi sur les agents de sécurité municipaux (PL 10178) figure en bonne place.

Ce texte est attendu de longue date car il donne une assise légale plus précise à un service de sécurité très apprécié par la population.

S’il a donc le mérite d’exister, le texte qui va être soumis au parlement comporte toutefois des dispositions qui déplaisent aux communes.

L’ACG n’a pas manqué de faire part aux députés de ses réserves concernant de nouvelles « compétences » qui seraient dévolues aux agents de sécurité municipaux (ASM). Il s’agit en particulier de nouvelles tâches en matière de lutte contre le bruit et, surtout, de mandats de conduite en matière de poursuite pour dettes et faillites.

En d’autres termes, selon ce projet de loi, les agents seraient chargés, par exemple, de vérifier les émissions sonores de scooters « maquillés » ou de conduire des individus récalcitrants aux offices des faillites et des poursuites !

De ces nouvelles compétences, qui sont en fait autant de transferts de charges du canton aux communes, ces dernières n’en veulent pas.

Et elles n’en veulent pas pour plusieurs raisons.

Premièrement, pour une question d’égalité de traitement. En effet, rappelons tout d’abord que les communes financent elles-mêmes leurs agents de sécurité municipaux et qu’elles n’ont pas toutes choisi d’offrir ce service à leur population. Pourquoi faudrait-il que celles qui ont décidé de le faire soient obligées d’assumer des tâches qui incombent ailleurs à la gendarmerie ? Les communes ne disposant pas d’ASM n’auraient quant à elles pas ce souci et donc pas cette charge.

Deuxièmement, les ASM ne sont pas formés pour prendre en charge de missions de lutte contre le bruit, qui nécessitent la maîtrise d’appareils de mesure particuliers. Ils ne le sont pas davantage en ce qui concerne les mesures de contraintes particulières à l’exécution de mandats de conduite, lesquels comportent des risques non négligeables pour leur intégrité physique.

Et enfin, il faut juste garder à l’esprit les raisons fondamentales pour lesquels des communes décident d’engager des ASM. Ce n’est certainement pour assumer des tâches supplémentaires qui incombent actuellement à la police cantonale, mais bien pour répondre au besoin toujours croissant, exprimé par la population, de voir des agents en uniforme sur le terrain.

Les magistrats communaux sont constamment sollicités pour que nos agents soient engagés aux abords des écoles, dans les espaces publics et partout ailleurs où leur présence  rassure, tout simplement. Le travail d’îlotage, si apprécié, est un mélange équilibré de prévention, de médiation et de conciliation.

C’est en  cela que les agents de sécurité municipaux sont complémentaires des forces de police cantonales. Et c’est bien parce que, il y a déjà bien des années, des postes de gendarmerie, de campagne ou de quartier, ont été supprimés que ces besoins de proximité se sont fait sentir et que des communes ont engagé des ASM.

Puisse la nouvelle loi qui sera prochainement votée par le Grand Conseil tenir compte de ces réalités.


Nouvelle péréquation financière intercommunale : les Communes vont de l’avant !

Lors de l’assemblée générale ordinaire de l’Association des Communes Genevoises qui a eu lieu le 27 septembre dernier à Anières, j’ai remis au Conseiller d’Etat Robert Cramer le projet de loi que l’ACG a elle-même rédigé pour concrétiser l’intense et fructueux travail que nous avons mené pendant toute une année.

Symboliquement placé dans un colis paré d’un ruban aux couleurs genevoises muni d’un double nœud, ce texte traduit les subtils équilibres auxquels nous sommes parvenus après des discussions parfois très difficiles.

J’ai indiqué à son destinataire  que tant le Conseil d’Etat que le Grand Conseil (d’où le double nœud) seraient bien inspirés d’éviter de modifier ce texte sous peine de réduire à néant le travail effectué.

Ce serait évidemment fort dommageable car une avancée dans cette lancinante problématique d’une meilleure répartition des ressources entre les communes était attendue depuis une bonne vingtaine d’année !

Si tout se passe comme prévu, le Grand Conseil devrait adopter la loi au cours du premier semestre de 2009 afin qu’elle puisse entrer en vigueur au tout début de 2010.

Lorsque j’ai été élu à la présidence de l’ACG en septembre 2007, j’ai fait de ce projet de nouvelle péréquation mon principal objectif.

J’avais fixé un délai de douze mois, pas un de plus, pour parvenir à un résultat. Si le cadre temporel était très strict, la méthode a en revanche été très ouverte. Elle s’est appuyée sur un groupe de travail formé de la quasi totalité des magistrats communaux en charges des finances, auquel se sont joints des spécialistes de l’ACG, de la Ville de Genève et de l’Etat.

La matière étant particulièrement complexe, ce sont de nombreuses séances, dont pas moins de trois assemblées générales des communes, qui ont été nécessaires pour faire aboutir le projet. Sans compter, bien sûr, les multiples négociations bilatérales avec nos collègues de plusieurs communes, dont ceux de la plus grande d’entre elles, la Ville de Genève.

Le processus a abouti lors de l’assemblée extraordinaire de l’ACG tenue le 24 septembre dernier au cours de laquelle les communes ont adopté le projet à l’unanimité moins quelques abstentions.

Bien sûr, il n’a pas toujours été facile, pour celles mises davantage à contribution, d’admettre cette nécessité d’une plus grande équité entre les communes. Cela n’a pas été  toujours le cas non plus avec celles qui seraient bénéficiaires. Difficile de trouver un équilibre entre celles qui estiment devoir trop donner et ceux qui pensent ne pas assez recevoir.

C’est équilibre a finalement été obtenu. En tant que magistrat démocrate-chrétien, c’est une profonde satisfaction de que le constater. Et c’est également, je vous l’avoue, une certaine fierté. Je profite de cette occasion pour remercier tous mes collègues magistrats communaux PDC pour leurs encouragements constants, ainsi que Pierre-François Unger et la direction du parti pour leur appui si précieux.

Mais concrètement de quoi s’agit-il ? En quoi consiste cette nouvelle péréquation ?

Comme je l’ai indiqué, la matière est extraordinairement complexe. Je vais donc en rester aux grands principes.

Parlons peut-être d’abord des résultats en termes financiers. Globalement, on peut dire que certaines communes vont devoir payer des contributions qui bénéficieront à d’autre, tout cela sans changer quoi que ce soit au système actuel de l’imposition des personnes physiques et morales. Ainsi, dans ce nouveau système, les communes continueront à fixer elles-mêmes le niveau de leurs centimes additionnels et leurs prérogatives restent entières.

A titre d’exemple, par rapport à la situation actuelle, une commune « riche » et à faible taux d’imposition comme Cologny devra contribuer à hauteur d’environ 5.5 millions de francs par an (sur un budget annuel d’environ 23 million), tandis qu’une commune comme Onex  bénéficiera de recettes annuelles supplémentaires de l’ordre de 6 millions (sur un budget annuel de 37 millions).

On le voit, le système possède une capacité de redistribution assez conséquente et il atteint parfaitement ses objectifs.

Sans entrer trop dans les détails, je dirais encore que ce renforcement de la péréquation s’appuie sur trois piliers. Il y a tout d’abord une redistribution directe de ressources entre les communes (sur le modèle de la RPT, la péréquation au niveau fédéral) avec la reconnaissance de l’accomplissement par la Ville de prestations bénéficiant à toutes les autres communes. Le deuxième volet est un dispositif très incitatif visant à la création de places d’accueil pour la petite enfance (crèches, familles d’accueil), en favorisant les communes créant des places et en pénalisant celles qui ne le font pas.

Enfin, le troisième volet vise un objectif très important à mes yeux puisqu’il est destiné à renforcer l’intercommunalité. Il prévoit la création d’un Fonds entièrement géré par les communes doté de 24 millions par an ! Cette somme sera destinée d’une part à aider les communes à faible capacité financière à assumer les charges d’intérêts de leurs investissements (8 à 9 millions par an), ainsi qu’à financer des projets intercommunaux, que ce soit au niveau des charges d’investissement qu’à celles de fonctionnement (15 à 16 millions).

Les communes genevoises disposeront ainsi non seulement d’un outil, mais également de montants conséquents, pour mener à bien de futures et fructueuses collaborations.

Alors que l’Assemblée constituante vient d’être élue, les communes donnent là un double signal politique très fort.

Contrairement à ce que d’aucuns pensaient peut-être encore, les communes ont été capables de faire preuve d’une solidarité accrue entre elles et de se mettre d’accord sur un dossier très complexe.

Et elles ont également réussi à adopter un mécanisme qui favorisera et renforcera leur collaboration.

C’est cette intercommunalité qui constitue à mes yeux le meilleur moyen de résoudre les problèmes toujours plus complexes auxquels les communes auront à faire face.


Projet d’agglomération franco-valdo-genevois et aménagement du territoire : un enjeu de taille pour les communes

S’il est un dossier dont on peut s’étonner qu’on en parle peu, c’est bien le Projet d’agglomération franco-valdo-genevois.

La charte, signée il y a bientôt un an, engage pourtant notre canton, nos voisins vaudois ainsi que les départements français de l’Ain et de la Haute-Savoie dans un projet commun qui va à n’en point douter, révolutionner la collaboration régionale.

S’il aspire à déployer ses effets dans la plupart des domaines, comme par exemple la culture et la santé, l’impact du Projet d’agglomération est surtout attendu, dans un premier temps en tout cas, pour apporter des solutions rationnelles dans les épineux dossiers que sont ceux des transports et du logement.

Pour la première fois, en effet, ces problématiques sont abordées à l’échelle régionale. Il était temps, car il y a véritable urgence.

La région concernée par le Projet, c’est à dire l’agglomération inscrite dans un périmètre d’environ 30 km autour de Genève, l’une des plus dynamiques d’Europe, est appelée à accueillir dans une vingtaine d’années environ 200’000 habitants et 100’000 emplois supplémentaires !

Il ne faut pas se leurrer : développement il y aura, quoi que l’on fasse. Notre responsabilité à tous, de part et d’autre de la frontière, consiste à faire en sorte qu’il soit maîtrisé, planifié et le moins dommageable pour notre environnement.

N’est-il pas absurde de continuer à considérer notre canton  comme un « sanctuaire », où on ne peut pratiquement plus se loger ou se déplacer convenablement, si le résultat de cette politique est une urbanisation débridée en France voisine et sur la Côte vaudoise, avec pour corollaire un flot de pendulaires impossible à juguler ?

C’est précisément ce constat qui est fait dans le Projet d’agglomération. Si rien n’est entrepris, ce sera le chaos et une atteinte irréversible à notre environnement et donc à notre cadre de vie.

C’est pour cela que le Projet prévoit, à l’horizon 2030, que le canton devra compter 100’000 habitants supplémentaires, c’est à dire la moitié de l’accroissement prévu dans l’agglomération !

Oui, vous avez bien lu ! 100’000 habitants, soit 45’000 logements. Et ces logements ne se feront pas n’importe où, bien sûr. Le canton investit massivement dans les infrastructures de transport collectif  que sont les lignes de tram et le CEVA. D’importants financements fédéraux supplémentaires seront d’ailleurs attribués grâce précisément au Projet d’agglomération.

C’est donc en bonne logique à proximité de ces transports publics que seront développés les nouveaux quartiers d’habitation et les places de travail. Voilà une manière intelligente d’associer la  rentabilisation d’énormes investissements et la protection de l’environnement.

C’est là que de grosses difficultés risquent de surgir. Et c’est là aussi que les Communes ont un rôle énorme à jouer.

Il ne faut pas se leurrer. On ne logera pas 100’000 habitants supplémentaires dans ce canton  (et presque autant de contribuables…) sans devoir déclasser d’importantes surfaces de zone agricole.

Selon le Projet d’Agglomération, ce sera immanquablement le cas, par exemple, dans la plaine de l’Aire et du côté de Bernex.

Les Communes concernées tiennent là une occasion rêvée pour s’affirmer et pour occuper la place qui doit être la leur. Non pas pour adopter une posture d’opposition à tout développement, c’est assurément peine perdue, mais pour devenir des actrices incontournables de leur propre avenir.

C’est cette attitude que nous avons décidé d’adopter à Bernex.

A l’Etat et au Projet d’agglomération, nous avons déclaré admettre que Bernex devienne, à l’horizon 2030, un centre régional avec une population passant de 10’000 à 22’000 habitants.

Mais nous posons également des exigences, car notre bienveillance a un prix !

Nous ne voulons pas que Bernex se transforme en une cité dortoir et que les équilibres sociologiques que nous connaissons aujourd’hui soient rompus. Un centre régional comprend des services, des équipements et surtout des emplois.

C’est simple : nous exigerons au minimum un emploi pour chaque logement construit !

L’Etat jouera-t-il le jeu ? Certains en doutent, surtout après la décision qu’il a prise de déplacer le SAN (Service des automobiles et de la navigation) à Bernex sans en discuter préalablement les autorités communales. Même si rien n’est définitif dans ce dossier, force est de constater que la confiance a été entamée.

Rêvons un peu et imaginons une sorte de « New Deal » entre l’Etat et les Communes. Le premier nommé se détermine au niveau  stratégique, par exemple en affectant à une région un certain nombre de logements. Les Communes concernées, quant à elles, seraient chargées de l’urbanisme et de la manière de mettre en œuvre le programme.

Voilà un bon exemple de la subsidiarité chère à notre parti, vous ne trouvez pas ?

A Bernex, nous avons décidé de réviser notre plan directeur cantonal en allant dans ce sens.

L’avenir nous dira si cette attitude est la bonne. Pour l’heure, c’est à mon avis la seule qu’une Commune  puisse adopter.


Bernex et la Constituante: quelles perspectives?

Le peuple genevois élira le 19 octobre prochain les 80 personnes qui siégeront à l’Assemblée constituante.

Cet organe aura pour tâche de présenter, dans un délai de quatre ans, un nouveau texte fondamental destiné à remplacer la Constitution de 1848.

Le corps électoral a souhaité qu’il en soit ainsi, à une très large majorité, lors de la votation qui a eu lieu au printemps dernier. Ce plébiscite pour une nouvelle Constitution montre à quel point les attentes sont grandes et nombreuses, quelles que soient les sensibilités politiques. Elles risquent de ce fait d’être très différentes, si ce n’est contradictoires.

Si le désir de changement apparaît important, en particulier sur le plan des institutions, on peut néanmoins se demander comment la Constituante parviendra à proposer des réformes sérieuses, tout en surmontant les blocages politiques habituels.

Je pense sincèrement qu’on ne pourra éviter ces écueils qu’en élisant le 19 octobre prochain des femmes et des hommes sachant faire preuve d’une grande ouverture d’esprit et d’une force de proposition détachée des schémas de pensée courants.

C’est dans cet esprit que le parti démocrate-chrétien genevois a choisi de ne présenter que des candidates et des candidats qui n’assument pas d’autres mandats électifs.

De plus, la liste PDC accueille des personnalités de tous âges et de tous horizons socioprofessionnels, possédant des compétences très étendues dans la plupart des domaines de notre société.

Pour les communes genevoises en général, et pour celle de Bernex en particulier, les travaux de cette Constituante constituent un enjeu primordial.

Quel sera le rôle des communes dans le futur ordre institutionnel ? Leur nombre sera-t-il réduit ?

Leurs compétences étendues ? Pourra-t-on, à l’image de ce qui est possible en France, se regrouper en Communautés de communes afin de mener véritablement des politiques intercommunales ? Le débat est ouvert et il s’annonce passionnant.

Pour Bernex, l’enjeu sera encore plus prononcé. A l’heure où le projet d’agglomération franco-valdogenevois (www.projet-agglo.org) envisage pour Bernex, à l’horizon 2030, un rôle de centre régional, avec une importante augmentation de la population, la question environnementale sera cruciale. Il en ira de même avec les instruments de coopération régionale qu’il faudra mettre en place.

Environnement et coopération étendue, ce sont là des thèmes primordiaux sur lesquels la Constituante devra non seulement se pencher, mais également apporter des solutions originales.


Péréquation financière intercommunale: une nécessaire adaptation

Dans notre canton, la somme versée au titre de l’impôt communal par un contribuable (personne physique) est répartie entre la commune de domicile et celle dite « d’activité », en tenant compte de leur capacité financière respective. Il s’agit là de l’élément principal de la péréquation financière intercommunale, laquelle possède également un volet concernant les personnes morales.

Cette répartition de l’impôt communal vise deux objectifs :

-          Réduire les écarts de revenus entre les communes ;

-          Compenser une partie des dépenses liées aux prestations fournies à des bénéficiaires autres que leurs propres habitants.

Le système a deux mérites : celui d’exister, tout d’abord, car ce n’est pas le cas dans tous les cantons. Et celui d’avoir fait ses preuves ensuite, tout au moins pendant une trentaine d’années, grâce à quelques ajustements qui lui ont permis de s’adapter, peu ou prou, au développement du canton.

Force est cependant de constater que ce n’est plus le cas aujourd’hui. En effet, en matière de revenus, c’est un fait parfaitement établi, l’écart ne cesse d’augmenter entre les communes les mieux loties et celles qui le sont moins.

Bernex fait hélas partie de ces dernières car elle ne compte que peu de contribuables très fortunés parmi ses habitants et peu d’emplois relativement à sa population.

Parallèlement, les charges augmentent précisément là où les moyens ont tendance à s’amenuiser, notamment en raison de besoins sociaux (par exemple en matière de crèches, d’encadrement des jeunes, de sécurité, etc.). Cela est en partie une conséquence de choix en matière d’aménagement du territoire effectués il y a bien des années.

Si l’on compare le revenu disponible par habitant et par centime d’impôt communal cet écart atteint aujourd’hui près de 700% !

Les magistrats communaux, dans leur quasi unanimité, reconnaissent que la situation actuelle est problématique et que des corrections doivent être apportées. Il a même été admis, au sein du groupe de travail institué par l’Association des Communes Genevoises, que j’ai l’honneur de présider, regroupant les magistrats en charge des Finances, que cet écart devait être réduit d’environ de moitié.

Certaines voix se sont manifestées pour dire qu’il était préférable d’attendre le résultat des travaux de la  future Constituante, attendu dans quatre ans, avant de changer quoi que ce soit ! 

Au-delà de la question de l’équité, on ne peut pas attendre cette échéance, et ce pour deux raisons principales. La première est que la situation s’avère délicate dans plusieurs communes et la seconde tient au fait que les instances cantonales semblent tout à fait décidées à intervenir.

En tant que président de l’ACG, mon rôle est de veiller à ce que les  communes maintiennent leurs prérogatives, tout en renforçant leur unité. Elles doivent être capables de trouver une solution par elles-mêmes, faute de quoi elles risquent de se voir imposer des solutions insatisfaisantes.

C’est pour cela que nous nous sommes saisis de ce dossier et que différentes pistes sont actuellement à l’étude.

Les communes doivent être souveraines pour fixer le niveau de leurs impôts communaux et seules les disparités qui en résultent doivent pouvoir être compensées par une bonne péréquation. Un centime additionnel communal unique serait une « fausse  bonne idée » en ce sens qu’il mettrait à mal une autonomie communale déjà bien limitée.

Les solutions envisagées excluent par ailleurs de toucher directement à la fiscalité des personnes pour n’envisager qu’une redistribution de ressources entre communes sur un modèle proche de celui instauré, au niveau fédéral, entre les cantons (RPT), entré en vigueur au début de cette année.

Au-delà d’une meilleure redistribution des impôts communaux, ce qui n’est en soi déjà pas mal, on envisage aussi d’introduire un volet permettant de dégager des sommes importantes pour des projets venant renforcer l’intercommunalité. On peut non seulement penser à des équipements régionaux, par exemple dans le domaine du sport et de la culture, mais également à une participation accrue au financement de grandes institutions culturelles, comme le Grand Théâtre.

Ce projet d’adaptation de la péréquation revêt donc non seulement un  aspect purement financier, mais également politique. L’enjeu est tout simplement de montrer le rôle qu’entendent jouer à l’avenir les communes genevoises, avant même que la Constituante ne le fasse à leur place.

La tâche est compliquée, mais pas insurmontable. Un projet émanant de l’ACG devra donc être sous toit d’ici à cet automne.


Maîtriser notre développement

Lors de sa séance du 7 novembre 2007, le Conseil d’Etat a pris une décision dont les conséquences à plus ou moins long terme seront très importantes pour Bernex. Ce ne sont pas tant les 1300 emplois à haute valeur ajoutée qui seront créés à proximité de St-Mathieu et de la bretelle d’accès à l’autoroute qui posent problème.

Ils sont en effet attendus de longue date par le Conseil administratif car ils permettront d’améliorer notablement notre situation financière. Ce ne sont pas davantage les 500 logements de toutes catégories, soit l’équivalent, ou presque, du nouveau quartier de Cressy, qui seront de nature à nous inquiéter, tant le besoin en la matière est énorme et l’effort à accomplir est justifié.

La  problématique provient davantage du fait que le Conseil d’Etat a inscrit cette urbanisation à venir dans une perspective encore plus ambitieuse, en considérant qu’elle ne représente que la  première étape de ce que le projet d’agglomération franco-valdo genevoise prévoit pour le village de Bernex : une population augmentée d’environ 10 à 12’000 habitants à l’horizon 2025 !

Mais comment en est-on arrivé là ? Le projet d’agglomération est à l’étude depuis environ deux ans au sein d’un groupe de travail regroupant un nombre restreint de personnes provenant de la région transfrontalière (Genève, Ain, Haute Savoie et district de Nyon) et chargé d’élaborer une charte régissant, à l’échelle de ce territoire et pour les 20 prochaines années, de nombreuses problématiques parmi lesquelles le logement, l’urbanisme et les transports.

 Il servira également à obtenir des financements fédéraux pour les projets d’infrastructures et doit pour cela être déposé auprès de la Confédération avant la fin de cette année. L’élaboration de cette charte s’est faite dans une certaine discrétion (c’est un euphémisme) et les Communes genevoises n’en ont découvert le contenu que dans le courant de l’été dernier ! Parmi les postulats que contient ce projet d’agglomération il y a celui qui prend en compte, d’ici 2025, une augmentation de la population de l’ordre de 200’000 habitants dans la région, dont 100’000 dans le seul canton de Genève ! Et il faudra bien les loger quelque part…

Qu’on ne se méprenne pas. Si ce projet se justifie largement à l’échelle régionale, faute de quoi Genève continuera à exporter son problème de logement et finira par être asphyxiée par un trafic de pendulaires devenu totalement incontrôlable, ses conséquences pour Bernex seront considérables.

En effet, une partie importante de ces nouveaux logements est prévue sur notre territoire. Contrairement à ce que pensaient certains il y a exactement deux ans, notamment lors d’un débat public consacré à l’arrivée du tram à Bernex  et, surtout, à sa prolongation sur la route de Chancy, en nous reprochant de peindre le diable sur la muraille, c’est bien cette infrastructure de transport public qui est à la source de ce qui apparaît comme étant désormais quasiment certain : la population de Bernex est appelée à doubler d’ici une vingtaine d’années ! Et Bernex constituera un pôle de développement de la région !

Bien sûr, on me rétorquera que rien n’est encore fait, que le plan directeur cantonal  doit être révisé et qu’il coulera encore passablement d’eau sous les ponts avant que tout cela ne se réalise.

Je n’en suis pas si sûr. Et quand on sait de quelle manière l’Etat a tenté d’imposer ses vues dans d’autres projets dans le canton, il n’y a qu’une seule manière de procéder, qu’une seule tactique à adopter : prendre l’initiative !

Le Conseil administratif et le Conseil municipal, qui s’est récemment déterminé sur ce sujet par une résolution votée à l’unanimité, sont unis sur la question.

Nous soutenons la prolongation de la ligne de tram jusqu’à l’ouest du village (route de Laconnex), tout en étant conscients de l’urbanisation que cela risque d’induire, à terme, du côté « Jura » de la route de Chancy. Toutefois, ce développement devra se faire de manière durable (pourquoi pas des éco-quartiers ?), par étapes et de manière équilibrée, en préservant les équilibres socio-économiques actuels, en veillant à une juste répartition des catégories de logements et des emplois, ainsi qu’à la préservation de notre qualité de vie.

Pour ce faire, nous avons décidé de réviser sans délai notre plan directeur communal, en testant différents scénarios, afin de garder l’initiative et de concrétiser une attitude que nous voulons résolument pro-active.

Un concours vient de désigner l’urbaniste qui sera chargé de ce travail, lequel devra être achevé à la fin 2008.

Nul doute que ce dossier sera au cœur du débat public bernésien durant toute l’année prochaine. Et bien au-delà !

Une année 2008 que je vous souhaite, à toutes et à tous, empreinte de belles satisfactions. Que mes meilleurs vœux de joie, de santé et de sérénité vous accompagnent.


Pour une mobilité durable

Le nouveau Conseil municipal, issu des élections de ce printemps, accomplira son premier acte politique d’importance en examinant dès ce mois de septembre, puis le en votant, le projet de budget 2008.

Ce projet traduit dans les chiffres les intentions et les souhaits du Conseil administratif, lui aussi nouvellement élu, tant en ce qui concerne les dépenses « courantes » de la Commune, que les investissements prévus.

 Un accent tout particulier sera mis sur les questions liées à l’énergie et à l’environnement, conformément l’orientation prise avec l’adoption de notre Agenda 21.

Sans attendre l’obtention du label Cité de l’Energie, qui devrait nous être octroyé au cours des prochains mois, le Conseil administratif prévoit d’investir des montants substantiels dans l’assainissement énergétique de plusieurs bâtiments et d’affecter des ressources financières à la constitution de nouveaux « Ateliers du  Futur » de l’Agenda 21, ainsi qu’à des mesures visant à assurer une mobilité durable des collaborateurs et collaboratrices de la Commune, en leur proposant un plan de mobilité adapté.

Dans cette perspective, la Commune a récemment acquis des vélos à assistance électrique (VAE) que les personnes travaillant dans nos différents services sont invitées à utiliser dans le cadre de leurs activités.

J’ai personnellement testé ces engins durant cet été, de manière assez intense. Tout en « obligeant » l’utilisateur à faire un peu d’exercice physique (il faut quand même pédaler !), je suis de l’avis que ces vélos peuvent parfaitement assumer une bonne partie des besoins quotidiens de mobilité, en particulier sur des courtes distances, avec un confort et un agrément tout à fait remarquables.

Du  point de vue énergétique, la consommation est extrêmement réduite par rapport à un véhicule à essence ou diesel. Et il n’y évidemment aucune émission de CO2 ! Dans le but d’inciter les Bernésien(ne)s intéressé(e)s à se déplacer de manière plus rationnelle, le projet de budget 2008 prévoit également de subventionner de manière substantielle l’achat de tel vélos par les particuliers, comme le font déjà certaines communes de notre pays.

 On pourrait penser que ce n’est pas le rôle d’une commune d’agir de la sorte. Je suis convaincu du contraire ! En tant qu’autorités locales nous devons agir à titre d’exemple et d’incitation. Cela se justifie d’ailleurs parfaitement d’un point de vue économique, car le prix des hydrocarbures ne cesse d’augmenter et la nouvelle taxe sur les émissions de CO2 va très prochainement entrer en vigueur.

 Quant à l’élément le plus important, et le plus urgent, un comportement plus respectueux de l’environnement, ce n’est pas l’apanage d’une minorité d’activistes ou d’un seul parti politique. C’est l’affaire de toutes et de tous. Sans exception.


Merci, tout simplement…

Il y a quelques semaines, vous avez élu celles et ceux qui vont vous représenter, dès le 1er juin, au sein des autorités communales, à savoir le Conseil municipal et le Conseil administratif.

Je suis personnellement très heureux de la confiance que vous m’avez témoignée en me confiant un nouveau mandat et je vous en remercie sincèrement.

Je me réjouis beaucoup de travailler durant ces quatre prochaines années avec mes deux nouveaux collègues MM. Gilbert Vonlanthen et Philippe Chillier. 

Pour Bernex, à l’occasion de ces élections, une page a cependant été tournée puisque mes deux estimés collègues MM. Alain-Dominique Mauris et Michel Honegger quittent le Conseil administratif après, respectivement, 16 et 12 années !

Il s’en est passé des choses au cours de toutes ces années et Bernex n’est assurément plus tout à fait le même que lorsqu’ils ont pris leur fonction de magistrat.

J’ai eu le privilège de siéger avec eux au sein Conseil administratif pendant quatre années, décidément bien trop courtes, et je peux  témoigner de l’engagement qui a été le leur et de l’amour qu’ils portent à notre commune.

Le 31 mai 2007, juste avant le début de la nouvelle législature, la population bernésienne leur aura rendu un juste et mérité hommage.

Et moi je leur dit tout simplement : merci !

Bon été à toutes et à tous.


L’Agenda 21, c’est du concret

Le débat participatif s’est donc invité dans la campagne présidentielle que vit  la France et une candidate a voulu s’y appuyer pour élaborer son programme et formuler ses propositions.

A Bernex, nous n’en sommes pas là et aucun parti, ni aucun candidat, n’ont pour l’heure proposé une telle démarche en vue des prochaines élections municipales !

Il faut dire que nous nous sommes déjà livrés à cet « exercice » dans le cadre de la création de notre Agenda 21. Rappelons-nous : au mois de mai dernier, lors d’un grand forum public, les 25 propositions émanant des Ateliers du Futur avaient été rendues publiques. Elles avaient été élaborées par près de 80 personnes habitant ou travaillant dans notre Commune qui y avaient œuvré pendant près d’une année.

Contrairement à nos voisins, nous sommes déjà en mesure de dire si le débat participatif débouche sur quelque chose de concret. En l’occurrence, on peut sans réserve répondre par l’affirmative.

Des 25 actions proposées par notre « société civile » bernésienne, plus de la moitié ont été réalisées ou sont en passe de l’être prochainement.

J’en citerais quelques exemples. L’itinéraire didactique, proposé et élaboré par l’un des Ateliers du Futur, sera inauguré ce printemps. Disposé sur le pourtour du Coteau, il mettra en évidence ses richesses culturelles et naturelles.

Autre proposition de l’un des ateliers : la mise en place d’un plan de mobilité pour l’administration communale. L’étude est actuellement en cours et son application interviendra dans les meilleurs délais.

Une exposition Inter-Entreprises aura lieu du 23 au 25 mars prochains à la salle omnisports pour présenter les entreprises bernésiennes et leur activités Cette manifestation concrétise une autre proposition de l’Agenda 21 demandant de renforcer les liens entre la population  et les acteurs économiques.

Enfin, il y a l’opération « Bernex – Façades propres », largement inspirée d’une autre proposition contenue dans notre Agenda 21.

Il s’agit en l’occurrence d’un partenariat novateur entre les propriétaires privés de murs et de façades souillés par des « tags « , la Commune et une société spécialisée, dans le but de rendre plus agréable et convivial l’espace public.

Comme on peut le constater, à Bernex la démarche participative n’est ni un artifice électoral, ni un exercice « alibi ».

Cela débouche réellement sur du concret et cela justifie pleinement que l’on continue sur cette voie.


De l’indispensable collaboration

Alors qu’une année et bientôt aussi une législature s’achèvent, riches de projets concrétisés, il me semble utile d’évoquer un élément essentiel de leur réussite : la collaboration.

En effet, plus que jamais, elle s’avère indispensable. A tous les niveaux et entre toutes les parties, quel que soit le projet concerné.

C’est le cas en ce qui concerne les instances politiques communales, au sein desquelles il existe une réelle volonté commune d’aboutir à des résultats concrets, au-delà des sensibilités qui différencient les partis représentés au Conseil municipal.

C’est ainsi, par exemple, la liste n’est de loin pas exhaustive, que la crèche va pouvoir très prochainement voir le jour, que la sécurisation définitive contre les inondations du village de Lully est en passe de se réaliser et que l’Agenda 21 est devenu une réalité.

L’Agenda 21, précisément, a traduit dans les faits cette collaboration nécessaire entre les habitants et les autorités dans une démarche participative sans précédant à Bernex.

De collaboration, de surcroît intense et efficace, il en a aussi été question avec notre commune voisine de Confignon, avec laquelle nous avons accompagné le développement du quartier de Cressy et construit une magnifique nouvelle école intercommunale.

La collaboration, enfin, est au centre de nos relations avec nos nombreuses associations sportives et culturelles communales, qui contribuent aussi intensément à la qualité de vie bernésienne. Je voudrais relever, à cet égard, l’action « LaOla » qui a été récemment mise en place conjointement par les clubs sportifs de Bernex et par la Commune pour lutter contre la violence, l’irrespect et l’incivilité dans la pratique du sport.

Dans tous ces domaines, et je n’ai bien sûr pas pu tous les citer, rien ne serait possible sans collaboration et sans volonté commune d’aboutir.

Aucun individu, aucun parti, ni même aucun politicien, ne peut prétendre détenir à lui tout seul la solution à un problème.

Œuvrer pour le bien commun, c’est le faire ensemble. 

Bonnes Fêtes de Noël et de fin d’année ! Que 2007 soit pour vous toutes et vous tous source de joie, de paix, de santé et de satisfactions.


Le Défi de l’Energie

Notre commune s’est récemment dotée d’un Agenda 21. Il contient 25 actions proposées par des citoyens bernésiens dans les cinq domaines qui avaient été jugés prioritaires lors du lancement de cette opération de démocratie participative.

Le domaine de l’énergie n’en faisait pas partie en tant que tel, mais ce n’était certainement pas par manque d’intérêt. D’ailleurs, le sujet a souvent été abordé dans les domaines étudiés, comme par exemple celui de la mobilité. La poursuite des travaux de l’Agenda 21 lui réservera certainement une place de choix.

En effet, l’énergie constitue le défi majeur que nous auront à relever au cours de ces prochaines années.

Sans vouloir revenir sur tous les points abordés lors de mon allocution du 1er août, que vous pourrez retrouver plus loin dans ce journal, je voudrais insister sur le rôle qu’une commune comme la nôtre peut jouer dans cette affaire.

L’énergie est l’objet d’enjeux planétaires car les dangers du réchauffement climatique nous menacent tous et touchent tous les pays, qu’ils soient riches ou pauvres. De plus, on sait bien que les conflits actuels dans le monde sont pour la plupart causés par la volonté, plus ou  moins affichée, de s’assurer le contrôle des réserves de pétrole et de gaz.

Il y a donc au moins deux raisons objectives de tout faire pour réduire notre dépendance aux énergies non renouvelables : éviter des catastrophes climatiques et promouvoir la paix dans le monde !

A celles-ci s’ajoute l’opportunité pour notre pays de développer un grand savoir faire dans les technologies respectueuses de l’environnement et d’assurer ainsi une croissance économique et des places de travail durables.

La Commune de Bernex est décidée à apporter sa contribution dans ce domaine. C’est ainsi que deux de nos bâtiments communaux seront chauffés dès cet automne avec des chaudières à bois ! Il s’agit de l’école de Vailly, où le chauffage à mazout sera démantelé, et de la nouvelle crèche.

Le bois, produit en quantité considérable par la forêt suisse, est un combustible « neutre » en matière de production du gaz carbonique responsable de l’effet de serre. Si sa combustion dégage en effet du CO2, il en serait de même si on le laissait se décomposer sans le valoriser.

La nouvelle école de Cressy, construite conjointement avec la commune de Confignon et qui vient de s’ouvrir, est elle aussi chauffée de manière respectueuse de l’environnement ! En effet, tout comme une bonne partie du nouveau quartier qui l’entoure, ce sont les déchets brûlés à l’usine des Cheneviers qui fournissent la chaleur nécessaire !

Ces récentes réalisations montrent la voie que nous avons choisie pour Bernex, mais il reste encore beaucoup à faire.

Au gré des prochaines rénovations de bâtiments, d’autres projets de ce type seront mis en œuvre.

De plus, afin de mettre en place une politique énergétique cohérente et une stratégie globale, notre commune s’est engagée dans un processus de certification « Cité de l’Energie ». C’est un travail considérable qui consiste, dans un premier temps, à analyser de manière détaillée comment est dépensée l’énergie dans notre gestion de la commune, puis à améliorer de manière permanente notre performance en la matière.Si tout se passe comme prévu, un label « Cité de l’Energie » pourra nous être décerné, probablement dans le courant de 2007.


Premiers pas

Cela fait environ cent jours que j’occupe cette fonction à l’exécutif de la Commune de Bernex.

En politique, lorsque cette période un peu particulière s’achève, on dit que se termine avec elle une sorte d’ « état de grâce » et on essaie de tirer les premiers bilans.

Si les aspects positifs et les satisfactions sont réels, je parle bien sûr de ce que je ressens personnellement, certains points déplaisants sont eux aussi bien présents et c’est de ceux-là dont je voudrais brièvement parler.

Au cours de ces trois mois, j’ai pu me rendre compte, à de trop nombreuses reprises, combien le comportement de quelques individus affecte la qualité de vie dans certains lieux et dans divers quartiers de notre commune, gâchant ainsi l’existence de nombreux citoyens.

C’est ainsi que j’ai eu le « privilège » de constater, la liste n’est de loin pas exhaustive, la présence, à plusieurs reprises, de bouteilles en verre brisées dans la pataugeoire du parc au chemin du Signal, celle d’amoncellements de détritus dans les lieux publics, à côté des poubelles restées vides, des vols et des déprédations du patrimoine, ou encore des attroupements bruyants, dans ces mêmes lieux, jusque tard dans la nuit, sans égard aucun pour le voisinage.

J’ai également  pu constater le mépris que de nombreuses personnes affichent face à certainement limitations. Le trafic motorisé, dans certaines zones où il est interdit ou réglementé, telles que l’ensemble du Coteau ou des berges de l’Aire, ne cesse de s’accroître et des accidents se sont déjà produits. Et que dire des voitures parquées « juste pour deux minutes » sur les trottoirs de la rue de Bernex, obligeant les piétons à prendre de gros risques en empruntant la chaussée…

De nombreux citoyens sont excédés par cet état de fait et, franchement, je les comprends.

J’ai le très désagréable sentiment que de plus en plus de gens se moquent des conséquences de leurs actes et affichent bien peu d’égards pour les autres, pour l’environnement, le patrimoine et la sécurité.

Il faut agir, me direz-vous, agir contre cette dérive dont on a l’impression qu’elle se généralise. Au cours de cet été, des mesures ont déjà été prises par le Conseil administratif et d’autres vont l’être prochainement. Il s’agira d’actions « positives », telles que la valorisation de certains parcs publics, en modernisant les jeux pour enfants et en en rendant l’aménagement plus attractif, de manière à ce que les familles se réapproprient les lieux. Mais ces mesures seront bien évidemment accompagnées d’actions coercitives pour que les lois et les règlements soient respectés.

Il ne faut cependant pas se leurrer…La répression, tout comme la prévention d’ailleurs, ont leur limites.

Ce dont on a besoin, c’est une prise de conscience, un sursaut en quelque sorte, qui nous permette de juguler cette tendance « je-m’en-foutiste ». Et cela, dans la vie quotidienne, c’est l’affaire de chacune et de chacun ! Un petit effort et nous nous en porterons tous mieux…

Bonne rentrée !