Penser le futur et gérer le quotidien
Etre un ou une élu(e) à Bernex, en 2009, constitue une activité fascinante. Et le contraste avec la législature précédente est saisissant. Il s’agissait alors de trouver des solutions à des problèmes qui se posaient ou dont on était sûr qu’ils allaient se poser.
Je citerai par exemple la question d’inondations dans le Bas-Lully, en passe d’être résolue
On pourrait également y placer la problématique énergétique dans laquelle la commune de Bernex s’est lancée avec conviction jusqu’à obtenir le label «Cité de l’Energie ».
C’est bien sûr toujours le cas aujourd’hui, avec des problématiques récurrentes pour lesquelles il faut faire preuve de créativité et d’engagement quotidiens. On peut par exemple citer les lancinantes questions de la sécurité sur la route, du trafic, du manque de locaux pour des activités associatives, des incivilités et de la dégradation du cadre de vie.
Ce qui fait la particularité de la vie politique à Bernex, depuis deux ans, c’est la coexistence de ce quotidien avec un futur nt les contours sont en train d’être dessinés maintenant. C’est compliqué, c’est ardu, c’est une lourde responsabilité pour chaque élu-e bernésien-ne.
Tram, pôle technologique, logements, projet d’agglomération. Tout cela nous vient de « plus haut », à savoir savoir le canton et la région.
Cela peut donner le vertige, mais il faut rester serein. Réfléchir à notre avenir, le préparer, tout en gérant notre quotidien et les attentes concrètes de nos concitoyens. La vie continue, en somme, et ne doit pas se voir bouleversée plus que de raison.
Compte tenu des compétences respectives du canton et des communes, le destin de la commune de Bernex risque bien de se jouer au niveau cantonal. C’est pour cela que j’ai décidé d’être candidat aux élections au Grand Conseil de cet automne.
Energie et environnement : ne pas relâcher nos efforts !
Il y a une année à peine, le prix du pétrole avait atteint des hauteurs stratosphériques, avec un record historique à 145 dollars le baril au début du mois de juillet 2008. L’économie mondiale tournait alors encore à plein régime et personne, à part quelques esprits éclairés, n’imaginait alors la brutalité du retournement de situation qu’on allait connaître à peine deux mois et demi plus tard.
Il y a un an, la prise de conscience de la problématique énergétique et de ses conséquences climatiques avait réussi, enfin devrais-je dire, à marquer l’opinion publique à l’échelle planétaire. Hélas, la brutalité avec laquelle la crise financière s’est abattue, sur les marchés d’abord, puis sur l’ensemble de l’économie mondiale a fait passer, je le crains, ces préoccupations au second plan.
Nul doute que tout reste à fait et on s’en apercevra rapidement dès que la conjoncture s’améliorera, ce qui évidemment très souhaitable. Certes la plupart des gouvernements, à commencer par celui des Etats-Unis – quel retournement de situation là aussi – ont vu à juste titre que l’économie ne trouverait son salut qu’en se restructurant profondément et en s’orientant de manière décisive vers des technologies respectueuses de l’environnement. En ce sens, les difficultés économiques actuelles devraient être considérées comme une opportunité à saisir. Et qu’il faut saisir absolument !
La politique de notre pays s’inscrit dans la même stratégie, mais de manière beaucoup trop timorée, hélas. Il n’y a qu’à voir la désolante manière avec laquelle on a « chipoté » ce printemps à Berne sur l’ampleur à accorder, par exemple, au soutien à la production d’électricité photovoltaïque.
Dans ce domaine, comme dans tous ceux visant à une utilisation plus rationnelle de l’énergie, le potentiel dans notre pays est considérable. Une action volontaire et très déterminée de la part des pouvoirs publics, au niveau national, permettrait de générer de nombreux emplois en Suisse, tout en réduisant très fortement notre dépendance énergétique et notre contribution au réchauffement climatique.
Il n’y aurait donc que des avantages et je trouve navrante la timidité dont on fait preuve. A Genève, la politique appliquée par le canton est heureusement plus ambitieuse. Elle va dans le bon sens, notamment quand on considère certaines mesures récemment décidées par le Conseil d’Etat pour favoriser la relance et l’emploi, même si à mon avis on n’en fera jamais assez dans ce domaine.
Et au niveau des Communes ? En Suisse, elles ont toujours été en avance sur ces questions, même lorsque le coût des énergies était tellement bas qu’elles étaient pratiquement les seules à s’intéresser à ces questions. C’est ainsi que nombre d’entre elles, dont douze à Genève, ont obtenu le label « Cité de l’Energie » (www.citedelenergie.ch), concrétisant un engagement responsable et conséquent dans les questions relevant de l’énergie et de l’environnement.
C’est très réjouissant et je souhaiterais personnellement que toutes celles qui n’ont pas encore entrepris cette démarche – certaines sont actuellement en cours de certification – puissent le faire rapidement.
Détentrice du label depuis plus d’un an et demi, notre commune de Bernex ne peut que se féliciter d’avoir franchi le pas. La mise en place et la réalisation d’un programme d’action sur trois ans, portant non seulement sur les seules questions d’économie d’énergie, mais également sur la mobilité et l’aménagement, par exemple, montrent qu’on peut, par des mesures relativement simples, agir localement de manière non seulement responsable, mais également économiquement très intéressante.
Un autre effet positif d’une telle politique à l’échelle communale réside dans la valeur d’exemple témoignée envers les habitants. Montrer ce qu’il est possible de réaliser concrètement est très incitatif pour nos concitoyens qui peuvent ensuite le reproduire sur le plan privé.
A l’heure où l’on commence à préparer les budgets pour l’année 2010, tout en s’interrogeant à juste titre sur l’ampleur des effets de la crise sur les recettes fiscales, je trouverais très regrettable que l’on coupe l’effort consenti jusqu’ici sur les plans énergétique et environnemental et que l’on réduise les montants affectés à cet effet , tant dans les budgets de fonctionnement que d’investissement.
Ce n’est vraiment pas le moment de relâcher nos efforts.






