Etre ouvert et maîtriser son futur
Je me suis déjà largement exprimé concernant l’évolution de notre commune au cours des vingt à trente prochaines années, mais je pense qu’on ne le répétera jamais assez ! Il apparaît inéluctable que le village de Bernex soit appelé à s’agrandir et à accueillir de nouveaux habitants.
C’est la conséquence de l’arrivée du tram et de la relative proximité de la « ville ». Nous ne considérons toutefois pas cela comme une fatalité, mais plutôt comme une opportunité qu’il faut saisir. La classe politique bernésienne, dans son ensemble, partage ce point de vue dans les grandes lignes, avec bien sûr des nuances selon les partis.
Parmi les avantages, on voit la possibilité de créer des logements, tous ceux qui en sont à la recherche désespérément, en particulier les jeunes, apprécieront, mais aussi des emplois et des services de proximité, dans des quartiers exemplaires d’un point de vue environnemental. Bernex paraît donc plutôt bien disposé, mais nous devrons être très attentifs ! Le canton pourrait être tenté de « profiter » d’une certaine bienveillance de notre part.
Notre nouveau plan directeur, en cours d’élaboration, dira ce que nous acceptons de faire.
Nous y définirons notre vision et les étapes pour y parvenir. Bernex se veut réaliste et constructive. Aux autorités cantonales de saisir cette occasion et d’en faire de même.
Les règles du jeu sont claires !
Si l’on en croit certains articles de presse parus récemment, notre commune serait prête, de manière joyeuse et insouciante, à voir sa population doublée en l’espace de seulement quelques années, sans que ses autorités n’y trouvent quoi que ce soit à redire.
« On se calme ! », suis-je obligé de dire et d’expliquer encore une fois notre position, comme le Conseil administratif a déjà eu l’occasion de le faire, que ce soit ici-même ou lors de réunions publiques.
En premier lieu, il faut rappeler que tout est parti de la décision de construire une ligne de tram entre Cornavin et Bernex (TCOB), sur un axe déjà bien desservi par les trolleybus. Certes, une fois que le chantier et les désagréments considérables qu’il occasionne seront terminés, la qualité et la fiabilité du service sera améliorée. Mais un tram, par son caractère structurant, offre une particularité supplémentaire : en pouvant transporter beaucoup de passagers, il incite à un développement urbanistique des territoires qu’il traverse. Telle est la volonté du canton et ce sera le cas à la Jonction, au Petit-Lancy, à Confignon et enfin à Bernex.
Pour notre commune, les choses se sont encore précisées avec la décision de prolonger jusqu’à Vailly, en empruntant la route de Chancy, un tracé qui devait initialement avoir son terminus à proximité de Bernex-en-Combes.
D’abord réticents, le Conseil administratif et le Conseil municipal ont finalement soutenu cette prolongation en raison de la grave péjoration de service que notre population aurait eu à subir avec le projet initial.
Dès lors, les différentes études menées dans le cadre du Projet d’Agglomération, ont imaginé que Bernex pourrait accueillir, à l’horizon 2030, le long de la ligne de tram du côté « Jura » de la route de Chancy, environ 10’000 habitants supplémentaires !
Nous devons admettre que Bernex connaisse un certain développement, ne serait-ce que pour apporter sa contribution à la grave crise du logement. Mais il est hors de question que cela se fasse de manière massive et brutale.
Cette évolution, nous voulons la maîtriser et c’est ce que nous attendons de la part des autorités cantonales en échange de notre attitude positive et constructive.
Concrètement, cela signifie que :
- Le développement se fasse par étapes, sur une période suffisamment longue, afin que nos finances n’en souffrent pas et que nous puissions intégrer au mieux les nouveaux habitants ;
- La qualité urbanistique et environnementale doit être exemplaire ;
- Les erreurs du passés ne doivent pas se répéter : nous ne voulons pas d’une « cité dortoir », mais de quartiers mixtes et vivants, avec des formes d’habitat diversifiées, des infrastructures et des services de qualité et des emplois en nombre suffisant, soit au minimum 1 emploi par logement !
- Il est hors de question que Bernex se « sacrifie », sans que les autres communes n’apportent également leur contribution.
Voilà quelles sont nos règles du « jeu » ! Les autorités cantonales les connaissent et se montrent pour l’instant plutôt bien disposées. Espérons qu’il en aille de même après les élections cantonales de cet automne.
Penser le futur et gérer le quotidien
Etre un ou une élu(e) à Bernex, en 2009, constitue une activité fascinante. Et le contraste avec la législature précédente est saisissant. Il s’agissait alors de trouver des solutions à des problèmes qui se posaient ou dont on était sûr qu’ils allaient se poser.
Je citerai par exemple la question d’inondations dans le Bas-Lully, en passe d’être résolue
On pourrait également y placer la problématique énergétique dans laquelle la commune de Bernex s’est lancée avec conviction jusqu’à obtenir le label «Cité de l’Energie ».
C’est bien sûr toujours le cas aujourd’hui, avec des problématiques récurrentes pour lesquelles il faut faire preuve de créativité et d’engagement quotidiens. On peut par exemple citer les lancinantes questions de la sécurité sur la route, du trafic, du manque de locaux pour des activités associatives, des incivilités et de la dégradation du cadre de vie.
Ce qui fait la particularité de la vie politique à Bernex, depuis deux ans, c’est la coexistence de ce quotidien avec un futur nt les contours sont en train d’être dessinés maintenant. C’est compliqué, c’est ardu, c’est une lourde responsabilité pour chaque élu-e bernésien-ne.
Tram, pôle technologique, logements, projet d’agglomération. Tout cela nous vient de « plus haut », à savoir savoir le canton et la région.
Cela peut donner le vertige, mais il faut rester serein. Réfléchir à notre avenir, le préparer, tout en gérant notre quotidien et les attentes concrètes de nos concitoyens. La vie continue, en somme, et ne doit pas se voir bouleversée plus que de raison.
Compte tenu des compétences respectives du canton et des communes, le destin de la commune de Bernex risque bien de se jouer au niveau cantonal. C’est pour cela que j’ai décidé d’être candidat aux élections au Grand Conseil de cet automne.
Logement: vers des solutions ou de nouveaux blocages ?
Va-t-on vers une détente sur le marché du logement ? La péjoration de la conjoncture économique pourrait y contribuer, mais ce n’est évidemment pas une raison de se réjouir. Au contraire, la construction de logements constituerait une mesure anticyclique des plus bénéfiques.
Ce serait grave de répéter les erreurs commises dans les années 90, pendant lesquelles la production de logements avait été anémique, avec pour conséquence l’apparition d’une grave pénurie dès que la conjoncture s’est améliorée.
D’autres raisons, de nature structurelle celles-là, me font penser que la situation pourrait changer en profondeur et offrir des perspectives intéressantes à tous ceux qui cherchent désespérément, à Genève, un logement correspondant à leurs besoins.
En matière de logement, les Communes ont un rôle important à jouer. On leur a souvent reproché d’avoir à ce sujet une attitude timorée, pour ne pas dire négative.
Si certaines de ces critiques sont justifiées, il faut admettre que les Communes ont souvent eu de bonnes raisons de « traîner les pieds ».
Premièrement, elles pouvaient légitimement se plaindre d’une mauvaise collaboration avec les services de l’Etat, voire d’une absence totale de concertation. Il semblerait toutefois que, depuis un certain temps, on perçoive une évolution positive dans ce domaine comme en témoignent, par exemple, des avancées décisives dans le projet des Communaux d’Ambilly à Thônex ou les études en cours dans les PACA (périmètres d’aménagement coordonnés d’agglomération), dans lesquelles les communes ont été judicieusement associées.
Deuxièmement, la nouvelle loi LUP (Loi sur les logements d’utilité publique), entrée en vigueur au début 2008 après la conclusion d’un accord sur le logement qui a été qualifié « d’historique », va dans le sens qui était souhaité par les communes. Avant cela, c’était la règle exigeant une proportion minimale de 2/3 de logements sociaux dans les zones de développement qui prévalait. Dans ces conditions, on comprend que les communes se soient rarement montrées enthousiastes, elles qui devaient ensuite assumer des coûts de prestations élevés au profit de ces nouveaux habitants, sans pouvoir hélas compter sur des rentrées fiscales intéressantes.
Le nouveau dispositif légal institue des proportions qui sont presque inversées par rapport à la pratique antérieure, avec une moitié de logements en régime « libre » (locatifs ou PPE) et l’autre en logements à caractère social (coopératives, HM, HLM), avec une part de 25% de logements d’utilité publique (LUP).
Sans entrer dans les détails, je voudrais m’arrêter sur ces fameux LUP, et plus particulièrement ceux de type HBM, qui seront construits par les organismes étatiques que sont les Fondations immobilières de droit public. Une étude commanditée par l’Etat a récemment livré un catalogue de mesures visant à abaisser les loyers de ce type de logement de 20%.
Si la démarche est en soi tout à fait louable, la mise en œuvre de certaines de ces propositions le serait beaucoup moins.
Sans aller jusqu’à qualifier ces nouveaux logements sociaux, comme on a pu le lire dans la presse, de « clapiers », je pense que certaines mesures proposées doivent être considérées avec beaucoup de prudence, pour ne pas dire de méfiance.
Quand on envisage, pour abaisser les coûts, de supprimer les balcons, de réduire la surface des pièces, d’éliminer les WC séparés et de sacrifier les espaces extérieurs pour y placer les places de parking qui coûtent trop cher en sous-sol, cela a des conséquences.
Ce genre d’économies permettra certainement d’alléger les coûts de construction et les plans financiers, mais cela alourdira à terme les budgets communaux, en particulier pour les dépenses sociales, tout en créant un type d’habitat qui risque d’être stigmatisé, tout comme ceux qui l’occuperont.
Une bonne mixité sociale, tant à l’échelle d’un quartier que d’un immeuble, est absolument indispensable pour créer des lieux de vie agréables.
Les Communes sont prêtes à contribuer à résoudre la crise du logement, mais prenons garde à ne pas susciter de nouveaux blocages par des mesures auxquelles elles n’adhèreront pas.
Projet d’agglomération franco-valdo-genevois et aménagement du territoire : un enjeu de taille pour les communes
S’il est un dossier dont on peut s’étonner qu’on en parle peu, c’est bien le Projet d’agglomération franco-valdo-genevois.
La charte, signée il y a bientôt un an, engage pourtant notre canton, nos voisins vaudois ainsi que les départements français de l’Ain et de la Haute-Savoie dans un projet commun qui va à n’en point douter, révolutionner la collaboration régionale.
S’il aspire à déployer ses effets dans la plupart des domaines, comme par exemple la culture et la santé, l’impact du Projet d’agglomération est surtout attendu, dans un premier temps en tout cas, pour apporter des solutions rationnelles dans les épineux dossiers que sont ceux des transports et du logement.
Pour la première fois, en effet, ces problématiques sont abordées à l’échelle régionale. Il était temps, car il y a véritable urgence.
La région concernée par le Projet, c’est à dire l’agglomération inscrite dans un périmètre d’environ 30 km autour de Genève, l’une des plus dynamiques d’Europe, est appelée à accueillir dans une vingtaine d’années environ 200’000 habitants et 100’000 emplois supplémentaires !
Il ne faut pas se leurrer : développement il y aura, quoi que l’on fasse. Notre responsabilité à tous, de part et d’autre de la frontière, consiste à faire en sorte qu’il soit maîtrisé, planifié et le moins dommageable pour notre environnement.
N’est-il pas absurde de continuer à considérer notre canton comme un « sanctuaire », où on ne peut pratiquement plus se loger ou se déplacer convenablement, si le résultat de cette politique est une urbanisation débridée en France voisine et sur la Côte vaudoise, avec pour corollaire un flot de pendulaires impossible à juguler ?
C’est précisément ce constat qui est fait dans le Projet d’agglomération. Si rien n’est entrepris, ce sera le chaos et une atteinte irréversible à notre environnement et donc à notre cadre de vie.
C’est pour cela que le Projet prévoit, à l’horizon 2030, que le canton devra compter 100’000 habitants supplémentaires, c’est à dire la moitié de l’accroissement prévu dans l’agglomération !
Oui, vous avez bien lu ! 100’000 habitants, soit 45’000 logements. Et ces logements ne se feront pas n’importe où, bien sûr. Le canton investit massivement dans les infrastructures de transport collectif que sont les lignes de tram et le CEVA. D’importants financements fédéraux supplémentaires seront d’ailleurs attribués grâce précisément au Projet d’agglomération.
C’est donc en bonne logique à proximité de ces transports publics que seront développés les nouveaux quartiers d’habitation et les places de travail. Voilà une manière intelligente d’associer la rentabilisation d’énormes investissements et la protection de l’environnement.
C’est là que de grosses difficultés risquent de surgir. Et c’est là aussi que les Communes ont un rôle énorme à jouer.
Il ne faut pas se leurrer. On ne logera pas 100’000 habitants supplémentaires dans ce canton (et presque autant de contribuables…) sans devoir déclasser d’importantes surfaces de zone agricole.
Selon le Projet d’Agglomération, ce sera immanquablement le cas, par exemple, dans la plaine de l’Aire et du côté de Bernex.
Les Communes concernées tiennent là une occasion rêvée pour s’affirmer et pour occuper la place qui doit être la leur. Non pas pour adopter une posture d’opposition à tout développement, c’est assurément peine perdue, mais pour devenir des actrices incontournables de leur propre avenir.
C’est cette attitude que nous avons décidé d’adopter à Bernex.
A l’Etat et au Projet d’agglomération, nous avons déclaré admettre que Bernex devienne, à l’horizon 2030, un centre régional avec une population passant de 10’000 à 22’000 habitants.
Mais nous posons également des exigences, car notre bienveillance a un prix !
Nous ne voulons pas que Bernex se transforme en une cité dortoir et que les équilibres sociologiques que nous connaissons aujourd’hui soient rompus. Un centre régional comprend des services, des équipements et surtout des emplois.
C’est simple : nous exigerons au minimum un emploi pour chaque logement construit !
L’Etat jouera-t-il le jeu ? Certains en doutent, surtout après la décision qu’il a prise de déplacer le SAN (Service des automobiles et de la navigation) à Bernex sans en discuter préalablement les autorités communales. Même si rien n’est définitif dans ce dossier, force est de constater que la confiance a été entamée.
Rêvons un peu et imaginons une sorte de « New Deal » entre l’Etat et les Communes. Le premier nommé se détermine au niveau stratégique, par exemple en affectant à une région un certain nombre de logements. Les Communes concernées, quant à elles, seraient chargées de l’urbanisme et de la manière de mettre en œuvre le programme.
Voilà un bon exemple de la subsidiarité chère à notre parti, vous ne trouvez pas ?
A Bernex, nous avons décidé de réviser notre plan directeur cantonal en allant dans ce sens.
L’avenir nous dira si cette attitude est la bonne. Pour l’heure, c’est à mon avis la seule qu’une Commune puisse adopter.
2008, pour façonner l’avenir de Bernex
A n’en point douter, notre commune se trouve aujourd’hui à l’aube de changements comparables à ceux qui, il y a une quarantaine d’années, l’ont fait évoluer d’un ensemble de villages à caractère rural vers une communauté quasiment suburbaine.
Ce qui m’apparaît aujourd’hui remarquable, c’est le fait que ces changements, à quelques exceptions près, se sont déroulés de manière équilibrée.
Cela a été notamment le cas sur le plan urbanistique. Réussir à loger une population multipliée par six, sans trop altérer le caractère architectural des villages et la qualité des sites a constitué une vraie gageure. En dotant la commune d’instruments appropriés, les fameux règlements de construction, et en pratiquant une politique raisonnée, nos prédécesseurs à la tête de la commune, à qui nous sommes très reconnaissants, ont parfaitement atteint les objectifs qu’ils s’étaient fixés : assurer un développement harmonieux et équilibré, à caractère essentiellement résidentiel. Tout au plus aurions nous pu souhaiter disposer de places de travail un peu plus nombreuses, nous permettant ainsi de bénéficier de revenus fiscaux un peu plus diversifiés.
Chose plus remarquable encore, l’intégration de 8’000 nouveaux habitants, répartie il est vrai sur deux décennies, s’est faite en « douceur ». Le développement en parallèle d’infrastructures de qualité et d’une offre culturelle et sportive, répondant aussi bien aux aspirations des anciens comme à celles des nouveaux habitants, a largement contribué à l’intégration de ces derniers et à créer cet esprit si particulier qui règne autour du Coteau.
Il n’y a pas besoin de s’appuyer sur des études sociologiques précises pour constater que la structure de notre population est caractérisée par une homogénéité et un équilibre remarquables, ce qui est probablement unique dans ce canton.
Voilà donc la situation telle que je la ressens personnellement, mais je ne pense pas être le seul…
J’avais évoqué dans le précédent numéro de votre journal communal préféré les perspectives qui vont s’ouvrir avec l’arrivée du tram à Bernex en 2010-2011 et l’élaboration du projet d’agglomération franco-valdo-genevois qui a été déposé auprès des Autorités fédérales en décembre dernier.
Ce projet envisage pour notre commune un développement urbanistique considérable, en conférant à Bernex un rôle de « pôle régional » (au même titre que, par exemple, Nyon et Annemasse !), avec pour corollaire une population qui se verrait plus que doublée à l’horizon 2025 !
Selon les informations en possession du Conseil administratif, loin de considérer le projet d’agglomération comme un seul objectif à atteindre à long terme, l’Etat aurait décidé des « mettre les bouchées doubles » en lançant dès ce printemps des études détaillées, afin de valoriser au maximum les investissements considérables consentis pour amener le tram jusqu’à Bernex et, surtout, pour en faire de même avec la prolongation de la ligne jusqu’à l’ouest du village.
Pour vos Autorités communales, Conseil municipal et Conseil administratif, il est impératif que la commune maîtrise au mieux son futur. Il ne faut pas se leurrer : la pression de la part du canton et de la région est énorme, car les besoins en logements sont considérables et les problèmes de circulation, notamment ceux dus au trafic pendulaire, sont devenus incontrôlables…
Quoi de plus logique dans ces circonstances, selon un point de vue cantonal et régional, de construire des logements le long des axes de transport public ? Et lorsque ceux-ci vont border de vastes zones actuellement vierges de toutes constructions, la tentation des aménagistes cantonaux est grande…Force nous est de constater que le village de Bernex correspond plutôt bien à cette vision.
Nous n’allons certainement pas nous « laisser faire » sans réagir. Au contraire, la décision a été prise de prendre les devants ! Si développement de la commune il doit y avoir, nous voulons peser de tout notre poids pour qu’il soit conforme à nos attentes et compatibles avec nos possibilités.
Nous aurons donc une attitude critique, mais constructive, dont nous avons par ailleurs précisément dessiné les contours.
Nous avons en effet beaucoup appris de la première phase de développement, dont je parle au début de cet article, qui a abouti à la commune de Bernex que nous connaissons aujourd’hui et que nous aimons tant. Nous nous en inspirerons pour le futur !
C’est ainsi que les futurs quartiers de devront pas dénaturer les sites, de part leur gabarits, leur densité et leur architecture. Par ailleurs, l’équilibre démographique et social devra être proche de celui que nous connaissons aujourd’hui, afin de réussir l’intégration des nouveaux habitants aussi bien que ce fut le cas par le passé.
Le Bernex actuel ne s’est pas fait en un jour, mais sur plusieurs décennies. Il devra impérativement en aller de même avec tout futur développement qui ne pourra se faire que par étapes.
Il s’agira également, dans la perspective d’un développement durable qui nous tient tant à cœur, de favoriser une certaine mixité entre emplois et logements (« un emploi pour un logement », cela semble constituer un objectif réaliste) afin de limiter les déplacements et de générer les revenus fiscaux absolument nécessaires au financement des infrastructures et des prestations sociales.
Enfin, il faudra saisir les opportunités qui vont se présenter pour créer des quartiers exemplaires d’un point de vue environnemental et des espaces très novateurs, comme des « éco-quartiers ».
Notre volonté est très claire et nous allons la formaliser dans la révision, qui vient de débuter, de notre Plan Directeur Communal.
Ce sera le travail de toute l’année 2008, un travail considérable sur un rythme très soutenu, dicté par les contingences cantonales. Si nous voulons avoir notre mot à dire, il faudra le dire fort et vite…
Il est évidemment prévu que, malgré des délais serrés, une large consultation de la population puisse avoir lieu. Ce sera donc le cas au travers de présentations publiques et d’une concertation dont les modalités seront prochainement définies.
La seule année 2008, pour façonner l’avenir de Bernex, celui du prochain quart de siècle au moins, c’est évidemment très court…
Mais rarement un projet communal aura été aussi exaltant !






