Les règles du jeu sont claires !
Si l’on en croit certains articles de presse parus récemment, notre commune serait prête, de manière joyeuse et insouciante, à voir sa population doublée en l’espace de seulement quelques années, sans que ses autorités n’y trouvent quoi que ce soit à redire.
« On se calme ! », suis-je obligé de dire et d’expliquer encore une fois notre position, comme le Conseil administratif a déjà eu l’occasion de le faire, que ce soit ici-même ou lors de réunions publiques.
En premier lieu, il faut rappeler que tout est parti de la décision de construire une ligne de tram entre Cornavin et Bernex (TCOB), sur un axe déjà bien desservi par les trolleybus. Certes, une fois que le chantier et les désagréments considérables qu’il occasionne seront terminés, la qualité et la fiabilité du service sera améliorée. Mais un tram, par son caractère structurant, offre une particularité supplémentaire : en pouvant transporter beaucoup de passagers, il incite à un développement urbanistique des territoires qu’il traverse. Telle est la volonté du canton et ce sera le cas à la Jonction, au Petit-Lancy, à Confignon et enfin à Bernex.
Pour notre commune, les choses se sont encore précisées avec la décision de prolonger jusqu’à Vailly, en empruntant la route de Chancy, un tracé qui devait initialement avoir son terminus à proximité de Bernex-en-Combes.
D’abord réticents, le Conseil administratif et le Conseil municipal ont finalement soutenu cette prolongation en raison de la grave péjoration de service que notre population aurait eu à subir avec le projet initial.
Dès lors, les différentes études menées dans le cadre du Projet d’Agglomération, ont imaginé que Bernex pourrait accueillir, à l’horizon 2030, le long de la ligne de tram du côté « Jura » de la route de Chancy, environ 10’000 habitants supplémentaires !
Nous devons admettre que Bernex connaisse un certain développement, ne serait-ce que pour apporter sa contribution à la grave crise du logement. Mais il est hors de question que cela se fasse de manière massive et brutale.
Cette évolution, nous voulons la maîtriser et c’est ce que nous attendons de la part des autorités cantonales en échange de notre attitude positive et constructive.
Concrètement, cela signifie que :
- Le développement se fasse par étapes, sur une période suffisamment longue, afin que nos finances n’en souffrent pas et que nous puissions intégrer au mieux les nouveaux habitants ;
- La qualité urbanistique et environnementale doit être exemplaire ;
- Les erreurs du passés ne doivent pas se répéter : nous ne voulons pas d’une « cité dortoir », mais de quartiers mixtes et vivants, avec des formes d’habitat diversifiées, des infrastructures et des services de qualité et des emplois en nombre suffisant, soit au minimum 1 emploi par logement !
- Il est hors de question que Bernex se « sacrifie », sans que les autres communes n’apportent également leur contribution.
Voilà quelles sont nos règles du « jeu » ! Les autorités cantonales les connaissent et se montrent pour l’instant plutôt bien disposées. Espérons qu’il en aille de même après les élections cantonales de cet automne.






