Etre ouvert et maîtriser son futur
Je me suis déjà largement exprimé concernant l’évolution de notre commune au cours des vingt à trente prochaines années, mais je pense qu’on ne le répétera jamais assez ! Il apparaît inéluctable que le village de Bernex soit appelé à s’agrandir et à accueillir de nouveaux habitants.
C’est la conséquence de l’arrivée du tram et de la relative proximité de la « ville ». Nous ne considérons toutefois pas cela comme une fatalité, mais plutôt comme une opportunité qu’il faut saisir. La classe politique bernésienne, dans son ensemble, partage ce point de vue dans les grandes lignes, avec bien sûr des nuances selon les partis.
Parmi les avantages, on voit la possibilité de créer des logements, tous ceux qui en sont à la recherche désespérément, en particulier les jeunes, apprécieront, mais aussi des emplois et des services de proximité, dans des quartiers exemplaires d’un point de vue environnemental. Bernex paraît donc plutôt bien disposé, mais nous devrons être très attentifs ! Le canton pourrait être tenté de « profiter » d’une certaine bienveillance de notre part.
Notre nouveau plan directeur, en cours d’élaboration, dira ce que nous acceptons de faire.
Nous y définirons notre vision et les étapes pour y parvenir. Bernex se veut réaliste et constructive. Aux autorités cantonales de saisir cette occasion et d’en faire de même.
Penser le futur et gérer le quotidien
Etre un ou une élu(e) à Bernex, en 2009, constitue une activité fascinante. Et le contraste avec la législature précédente est saisissant. Il s’agissait alors de trouver des solutions à des problèmes qui se posaient ou dont on était sûr qu’ils allaient se poser.
Je citerai par exemple la question d’inondations dans le Bas-Lully, en passe d’être résolue
On pourrait également y placer la problématique énergétique dans laquelle la commune de Bernex s’est lancée avec conviction jusqu’à obtenir le label «Cité de l’Energie ».
C’est bien sûr toujours le cas aujourd’hui, avec des problématiques récurrentes pour lesquelles il faut faire preuve de créativité et d’engagement quotidiens. On peut par exemple citer les lancinantes questions de la sécurité sur la route, du trafic, du manque de locaux pour des activités associatives, des incivilités et de la dégradation du cadre de vie.
Ce qui fait la particularité de la vie politique à Bernex, depuis deux ans, c’est la coexistence de ce quotidien avec un futur nt les contours sont en train d’être dessinés maintenant. C’est compliqué, c’est ardu, c’est une lourde responsabilité pour chaque élu-e bernésien-ne.
Tram, pôle technologique, logements, projet d’agglomération. Tout cela nous vient de « plus haut », à savoir savoir le canton et la région.
Cela peut donner le vertige, mais il faut rester serein. Réfléchir à notre avenir, le préparer, tout en gérant notre quotidien et les attentes concrètes de nos concitoyens. La vie continue, en somme, et ne doit pas se voir bouleversée plus que de raison.
Compte tenu des compétences respectives du canton et des communes, le destin de la commune de Bernex risque bien de se jouer au niveau cantonal. C’est pour cela que j’ai décidé d’être candidat aux élections au Grand Conseil de cet automne.
Pour une mobilité durable
Le nouveau Conseil municipal, issu des élections de ce printemps, accomplira son premier acte politique d’importance en examinant dès ce mois de septembre, puis le en votant, le projet de budget 2008.
Ce projet traduit dans les chiffres les intentions et les souhaits du Conseil administratif, lui aussi nouvellement élu, tant en ce qui concerne les dépenses « courantes » de la Commune, que les investissements prévus.
Un accent tout particulier sera mis sur les questions liées à l’énergie et à l’environnement, conformément l’orientation prise avec l’adoption de notre Agenda 21.
Sans attendre l’obtention du label Cité de l’Energie, qui devrait nous être octroyé au cours des prochains mois, le Conseil administratif prévoit d’investir des montants substantiels dans l’assainissement énergétique de plusieurs bâtiments et d’affecter des ressources financières à la constitution de nouveaux « Ateliers du Futur » de l’Agenda 21, ainsi qu’à des mesures visant à assurer une mobilité durable des collaborateurs et collaboratrices de la Commune, en leur proposant un plan de mobilité adapté.
Dans cette perspective, la Commune a récemment acquis des vélos à assistance électrique (VAE) que les personnes travaillant dans nos différents services sont invitées à utiliser dans le cadre de leurs activités.
J’ai personnellement testé ces engins durant cet été, de manière assez intense. Tout en « obligeant » l’utilisateur à faire un peu d’exercice physique (il faut quand même pédaler !), je suis de l’avis que ces vélos peuvent parfaitement assumer une bonne partie des besoins quotidiens de mobilité, en particulier sur des courtes distances, avec un confort et un agrément tout à fait remarquables.
Du point de vue énergétique, la consommation est extrêmement réduite par rapport à un véhicule à essence ou diesel. Et il n’y évidemment aucune émission de CO2 ! Dans le but d’inciter les Bernésien(ne)s intéressé(e)s à se déplacer de manière plus rationnelle, le projet de budget 2008 prévoit également de subventionner de manière substantielle l’achat de tel vélos par les particuliers, comme le font déjà certaines communes de notre pays.
On pourrait penser que ce n’est pas le rôle d’une commune d’agir de la sorte. Je suis convaincu du contraire ! En tant qu’autorités locales nous devons agir à titre d’exemple et d’incitation. Cela se justifie d’ailleurs parfaitement d’un point de vue économique, car le prix des hydrocarbures ne cesse d’augmenter et la nouvelle taxe sur les émissions de CO2 va très prochainement entrer en vigueur.
Quant à l’élément le plus important, et le plus urgent, un comportement plus respectueux de l’environnement, ce n’est pas l’apanage d’une minorité d’activistes ou d’un seul parti politique. C’est l’affaire de toutes et de tous. Sans exception.






